De l'énergie pour tous. (suite 18)

Publié le par jacques Brethé

                        De l'énergie pour tous. (suite 18)

 

                        Vous avez bêché votre jardin avec la fourche de vos grands parents, c'était au sortir de l'hiver, la neige par son poids avait tout tassé et maintenant le soleil sur le dos, la sueur dans les yeux, vous peinez et vous y passez du temps et vous dépensez de l'énergie et ça vous agace mais voici le miracle, je saisis mon motoculteur, comme ça va bien, la terre à peine humide accepte d'être brassée, secouée, mélangée, elle s'allège, elle s'aère, elle respire, qu'elle est douce, comme elle produira bien, quel plaisir et voilà, c'est fini, tout mon jardin est prêt. Vous avez de la chance, vous aviez à votre disposition une force colossale, une énergie mise à votre main par la science et la technique et qui ne vous coûte pas une fortune, qui sera rentable rapidement. Et bien ! de l'énergie, il faut en fournir à tous pour faciliter le travail et multiplier les richesses. Cette énergie à la portée de tous, c'est une conquête européenne, occidentale désormais bien répandue mais qu'il faut encore procurer à certains pays, à certaines familles, personne ne doit être privé de cette belle et somptueuse énergie, condition pour atteindre un niveau de vie satisfaisant, un confort, un plaisir de vivre. Je ne passe plus des heures et des heures à écraser mon mil, je ne traîne plus ma corbeille de linge au lavoir, je branche mon moulin quelques minutes et mon mil est broyé, je branche ma machine à laver le linge et quelques temps plus tard, je l'étends propre sur mon séchoir, beau, soyeux et parfumé ! Qui oserait priver une maman de ces outils, de ces avantages qui la libèrent   ? Combien de femmes manquent de ce nécessaire dans nos pays et ailleurs ?

 

                        C'est à la société d'assurer de l'énergie pour tous et là encore au juste prix sans se soucier de bénéfices, la seule rentabilité suffit. La société ne court après la monnaie, elle la crée au fur et à mesure de l'avancement des travaux, de la production de l'énergie. Cette seule découverte bouleverse toutes les données. Il n'y a pas de pays pauvres, il n'y a que des pays qui manquent d'idées, de projets et de bras décidés à s'employer.

 

                        La Société pense le travail, l’organise, le distribue et le reconnaît une fois qu’il a été réalisé. Tout provient de la pensée, c’est elle qui a tout créé et maintient à l’existence. Le premier devoir de l’homme consiste à apprendre à penser et à bien penser. Il y faut temps, effort, persévérance et confrontation à la fois avec les autres et avec la réalité. Une pensée n’est jamais acquise, elle doit toujours progresser et s’approfondir, elle doit savoir douter, revenir sur elle-même, la marque du penseur, c’est son extrême humilité, cette capacité d’accueil d’une pensée encore plus juste que la sienne.

 

 

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