La société et les associations. (suite 20 )

Publié le par jacques Brethé

La société et les associations. (suite 20 )

 

                        Presque tous les hommes adhèrent à une association qu'elle soit humanitaire, sportive, culturelle ou autre. Beaucoup s'y investissent en rendant de nombreux services, en cherchant à humaniser, à créer des liens, des activités permettant de trouver sa voie, de s'équilibrer, de progresser. Il s'agit d'une toile, de multiples mains tendues, d'une amitié proposée réconfortante et vivifiante. La nouvelle société tient à développer et à renforcer ce réseau en le reconnaissant vraiment d'autant plus que ce réseau s'appuie sur les valeurs du don et du service, réduisant et combattant le féroce appétit du tout pour soi, plaisir, richesse, domination.

 

                        Les premières associations reconnues et soutenues, les associations humanitaires auront une place privilégiée. Ces associations désintéressées suppléent aux graves carences de la société actuelle désormais ce ne sera plus le cas. Elles prennent en charge des secteurs délaissés, ostracisés, elles s'occupent de personnes rejetées, condamnées à la souffrance et à la mort, elles ont pris parfois le contre-pied des idées reçues, elles ont oeuvré dans l'ombre pour les plus démunis, les plus désargentés et elles poursuivent inlassablement leur chemin. Ces associations sont bien aidées dans l'ensemble par les pouvoirs en place mais c'est insuffisant à tel point que toutes doivent faire appel à la générosité publique en consacrant beaucoup d'efforts qui seraient mieux employés à leur mission spécifique. L'obstacle consistant à dire qu'on n'avait pas les moyens de financement disparaît avec l'idée que la société crée la monnaie en reconnaissance du travail accompli. Il suffira d'une convention rédigée avec le donneur d'ordre spécialisé et compétent pour prendre en charge l'ensemble des personnels et des frais. Pour la lèpre combattue par plusieurs associations disposant des connaissances, des hôpitaux, des spécialistes, il conviendra que la société reconnaisse le travail en créant la monnaie correspondante. Les énergies seront libérées et la maladie devrait ainsi disparaître. Il ne faut pas que ces associations manquent de moyens et soient contraintes de solliciter sans cesse. A portée de main, nous avons l'espoir d'éradiquer de terribles maladies. Qui va hésiter ? Qui va refuser d'accomplir ses engagements pris lors de son entrée en société, aller travailler régulièrement pour soi et les autres, une peine, un effort, une contrainte mais qu'est-ce à côté des avantages reçus, une qualité de vie, un allégement des souffrances autour de soi, la satisfaction d'avoir donné et accompli le meilleur.

 

                        Tout le monde saisit bien et surtout ceux qui ont créé ces associations, qui militent et s'engagent qu'il s'agit d'un renversement de situation, d'une révolution dans les esprits et les comportements. C'est l'amitié, l'âme de la société signifiée à tous sans exception, amitié pour les acteurs, amitié pour les bénéficiaires.

 

                        Le même raisonnement et la même attitude valent pour toutes les associations en particulier pour les associations à la pointe des recherches et du progrès avec la possibilité de créer et de financer pour la société les laboratoires se spécialisant pour mettre en évidence les causes de certaines maladies dites orphelines délaissées puisqu'il ne peut y avoir pour un particulier des retombées économiques justifiant des investissements. Là aussi la société reconnaîtra les travaux, règlera les chercheurs, les administratifs à travers une convention. Tout cela existe en partie mais sera amplifié, libéré. Ce sera au nom d'une loi pour assurer l'indépendance que se concluront les contrats. La société vise l'unité acquise en respectant les valeurs inscrites dans la constitution mais jamais l'uniformité, copie servile d'un modèle discutable. La diversité féconde et stimule. L'émulation pousse en avant en obligeant à se dépasser.

                        Les associations sportives qui rendent tant de services, qui socialisent tant de jeunes et procurent du plaisir à vivre, qui mobilisent tant de responsables et de bénévoles n'auront plus à craindre de restrictions budgétaires, de manquer de locaux, d'équipements, de stades, d'entraîneurs, de compétences. Nous changeons de monde. Tous les responsables verront reconnus leurs efforts et leur temps, de même pour les bénévoles sans tomber dans l'excès. Un parent qui accompagne régulièrement son enfant et souvent les enfants des autres a droit à une formation et à un dédommagement. Souvent un grand champion, c'est un sportif qui a été aidé, soutenu, encouragé par un parent qui croyait en lui. Former à l'esprit sportif correspond à une haute éducation. Une société ne doit jamais négliger cet aspect même si la plupart des sportifs ne deviendront jamais des champions, ils auront acquis plus de chaleur humaine, plus de maturité, plus de personnalité.

 

                        Les associations culturelles qui rassemblent des amateurs et des spécialistes de tout âge, qui créent souvent l'esprit, la sensibilité à l'intérieur d'une ville seront reconnues et accompagnées comme toutes les autres en leur fournissant des locaux, du matériel, des spécialistes, des occasions de se manifester, de créer des événements, d'enrichir le patrimoine des cités. On n'a plus jamais à se demander qui financera mais qui a des idées, des projets porteurs et à les valider. On libère les forces de l'invention et de la vie.

 

 

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