Création de la monnaie.

Publié le par jacques Brethé

Création de la  monnaie.

 

C’est la Société qui crée la monnaie en reconnaissance d’un travail, d’un service ou d’un mérite sous la forme d’une valeur d’échange.

 

La Société inscrit en se portant garante en la légalisant une somme sur un compte.

Cette somme devient immédiatement réelle et utilisable par le bénéficiaire.

Il s’agit d’une équivalence entre un travail ou un service et une somme de monnaie

On a procédé à un échange

Le travail appartient désormais à la société et la monnaie à son bénéficiaire.

Le travailleur se dessaisit du fruit de son travail pour un équivalent en monnaie.

La monnaie, concrétisation d’un travail ou d’un service permet d’acquérir par l’échange des biens ou des services, créés par d’autres hommes.

 

La monnaie permet la satisfaction des besoins, elle met en évidence les liens de solidarité et de complémentarité. Elle augmente la force de chacun de l’effort de tous pour une société plus forte, plus indépendante des aléas de la nature, plus humaine aussi puisqu’elle ouvre les portes à la reconnaissance de la créativité, de la vie artistique si indispensable.

 

La monnaie repose sur une confiance absolue et le perpétuel dialogue pour déterminer la juste valeur du travail ou du service.

 

Commentaire.

 

Certains de mes lecteurs n’ont, semble-t-il, pas compris le sens que je donnais à Société et ont cru que je reprenais les idées admises c’est-à-dire la création de la monnaie par les banques, organes de la Société. Or je m’élève de toutes mes forces contre cette conception. Ce ne sont pas les banques qui ont pouvoir de création, de gestion, de répartition et de garant de la monnaie mais la Société, les banques ne font qu’exécuter, elles sont deuxièmes, elles n’ont pas l’initiative.

 

Je vois les boucliers qui se dressent et l’armée des fortunés fonçant sur moi pour m’écraser. « Comment ça, donner le pouvoir financier aux gouvernements mais c’est de la folie, ils vont en créer de la monnaie à gogo, une inflation délirante, une multiplication des billets, des assignats, une poignée de billets pour payer un œuf ! ». Tout cela vous le connaissez et en arrière sur fond de crise la montée d’un dictateur et la guerre anéantissant les richesses acquises. Tout cela je le connais comme je connais l’extrême sérieux du système bancaire avec la crise actuelle des subprimes. Supposons que j’ignore ces derniers soubresauts.

 

« Mais alors à quoi pensez-vous, jeune homme ? »  Je pense que la société, on pourrait écrire la Société avec une majuscule doit s’autodiriger. La première évidence consiste à admettre qu’à la base de toute société, il y a le désir et la volonté d’un groupe d’hommes de vivre ensemble, en commun et pour cela ils se réunissent en assemblée constituante. Cette assemblée constituante définit la forme de gouvernement que veut se donner cette association d’hommes et de femmes pour se diriger. Ce gouvernement peut prendre des formes très diverses comme en témoigne l’histoire. On peut opter pour une théocratie, une royauté, une démocratie en simplifiant. Bien entendu cette forme de gouvernement que se donnera telle société s’appuiera sur des croyances, des mythes, des valeurs admises par tous Ainsi en est-il de nos démocraties qui adoptent pour fondement les déclarations des droits et des devoirs promulguées par les Nations Unies et déterminent ensuite et en conséquence les formes de leurs gouvernements qui doivent s’engager à respecter les valeurs proclamées.

 

Tout se situe dans l’esprit et dans la volonté d’incarner le meilleur. Pour être sûr qu’il n’y aura pas déviance, toute constitution prévoit un conseil constitutionnel indépendant chargé de vérifier l’action du gouvernement et d’examiner les lois proposées en fonction des valeurs proclamées. Bien entendu, c’est l’assemblée constituante qui définit le cadre d’action du gouvernement concernant la monnaie, le premier lien social, sa création, sa gestion et elle se porte garante. Il s’agit d’un point si important qui signifie pour chacun ses droits à l’existence et à une existence digne qu’il n’est pas question de s’en remettre à un groupe même gouvernemental pour diriger l’édifice si précieux de la monnaie.

 

L’assemblée constituante impose des règles de création, de gestion, de répartition de la monnaie que tout gouvernement doit respecter. Toutes ces règles, on les connaît, on les rappellera pour l’essentiel plus tard. La règle essentielle demeure la règle de l’honnêteté, on ne trafique pas sur la valeur des monnaies, on ne les dévalue pas, on ne les surévalue pas. On n’engage personne à vouloir accaparer. A chacun son dû en fonction de son travail, de ses services, de ses mérites, c’est là l’essentiel. Un homme digne de ce nom ne cherche pas à se servir mais à servir. Nous changeons de société en reléguant notre cher libéralisme porteur du malheur humain.

 

Une assemblée constituante réunissant toutes les croyances, tous les partis, toutes les pensées d’une époque, une assemblée constituante refusant toute exclusion, admettant en son sein le croyant le plus fervent comme l’athée le plus déterminé, le plus rationaliste des hommes comme le plus intuitif demeure par définition et au moment de son existence une assemblée vertueuse visant le bien de la communauté. Il s’agit d’une hypothèse de base que de fait confirme l’existence des assemblées constituantes historiques connues.

 

Mais il convient d’ajouter que toute assemblée constituante prévoit toujours la possibilité au fur et à mesure du progrès des idées de se réunir à nouveau pour parfaire le texte constitutionnel adopté. En ce qui concerne notre sujet, il faut maintenir que c’est à l’assemblée constituante de définir la monnaie et d’en confier la gestion, la création et la répartition au gouvernement.

 

La monnaie fait partie du domaine politique, du corps social, elle en constitue le lien, le ciment, elle appartient à tous. Privé qui que ce soit de monnaie revient à l’exclure, à briser l’unité de la société, à introduire  un ferment de guerre civile. C’est pourquoi il demeure inconcevable de confier la monnaie à un groupe, à un groupe indépendant qui rapidement s’opposera au gouvernement en place pour servir ses propres intérêts quitte à provoquer une catastrophe.

 

 Que le gouvernement ait pouvoir sur la monnaie ne signifie pas que tout lui soit permis, bien au contraire, il doit s’en tenir au respect des règles et des lois de toute bonne gestion et création de monnaie. Ce sera la rigueur qui le caractérisera mais il aura beaucoup plus d’aise pour agir puisqu’il aura autorité pour fixer après discussions et échanges les prix des travaux et des services, son autorité en particulier ira jusqu’à la possibilité du blocage des prix.

 

 

 

 

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