Nature de la monnaie

Publié le par jacques Brethé

Nature de la monnaie

 

La monnaie n’existe pas en elle-même comme un être indépendant, autonome, éternel, elle n’a aucune réalité matérielle, c’est un être relationnel, elle n’existe qu’au contact de la société et du travail, elle n’existe que dans la mesure où la société la pense et l’authentifie, elle est un fluide, un courant, elle s’inscrit sur un chiffre mais un chiffre fragile qui existe par mon regard et celui des autres pour lui conférer la même valeur, elle se situe à la rencontre de deux volontés, de deux engagements acceptant une convention commune. Elle se trouve sous la dépendance de la pensée capable de la porter à l’existence ou de la réduire à néant. Le franc cède la place à l'euro sur une simple décision avec le consentement de tous tout naturellement et plus tard, l’euro cèdera de la même façon devant la monnaie planétaire, signe de la reconnaissance de tous les hommes par tous les hommes avec la disparition de toutes les barrières, de tous les murs, de tous les nationalismes, porteurs du malheur humain.

 

La monnaie toute fluide et immatérielle qu’elle soit mais bien stable et réelle suppose un contrat et une convention entre les hommes pour définir sa valeur et son unité. La monnaie demeure dans le monde de l'esprit, par nature elle est spirituelle et conventionnelle, elle se rattache au système des lois et des valeurs à la base de toute société.   

 

Spirituel ne signifie pas religieux. Appartenir au monde de l’esprit ne signifie pas appartenir et adhérer à une religion. Bouddha, Epicure, Lucrèce étaient spirituels, ils savaient penser, réfléchir, former des idées et des systèmes mais ils n’étaient en rien religieux. Au contraire, ils combattaient les religions et les superstitions. Bouddha refusait systématiquement de rencontrer des religieux pour discuter jugeant inutiles et dangereuses les empoignades métaphysiques capables d’enflammer et de dégénérer en persécutions. Le respect des autres, le respect de la vie, le respect de la liberté de pensée lui paraissait une priorité absolue.

 

Une société s’édifie sur des valeurs spirituelles qu’elles soient morales ou économiques. Nous sommes esprit et corps. Parler de partage, d’une meilleure répartition des richesses suppose la reconnaissance des valeurs économiques, elles aussi sacrées. Priver quelqu’un de sa nourriture revient à le priver de son existence.  L’économiste et le financier doivent se soucier de la gestion et de la répartition des biens. Le respect de l’éthique s’impose dans tous les comportements. La justice devient un mot vain et vide si l’on ne donne pas à chacun son dû, ce qui lui revient pour exister.                    

 

 

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clovis simard 25/08/2011 12:42


Bonjour,

Vous êtes cordialement invité à visiter mon blog.

Description : Mon Blog(fermaton.over-blog.com), présente le développement mathématique de la conscience humaine.

No-28: L'HOMME VÉRITABLE:DES DÉS ET HOMMES.


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Clovis Simard