Une monnaie de transition

Publié le par jacques Brethé

Une monnaie de transition.

 

On appelle monnaie de transition, de facilité, ou encore monnaie temporaire, la monnaie créée par la banque, créditée sur un compte pour permettre l’acquisition d’un bien.

 

Il s’agit toujours d’une avance sur investissement, jamais ou presque d’un crédit à la consommation.

 

Cette première monnaie dite de transition, de facilité permet d’acquérir un logement, un fonds de commerce, une usine…

 

Cette monnaie de transition sera remplacée au fur et à mesure par la monnaie acquise en reconnaissance d’un travail, d’un service, d’un mérite. La banque retire de la circulation au rythme des remboursements cette première monnaie ou raiera de ses livres les sommes remises, ce qui revient au même. Il ne peut y avoir en circulation deux monnaies pour régler le même bien. Sans cette rigueur que le bon sens impose on alimente l’inflation destructrice des monnaies et des sociétés. La monnaie créée ou remise en reconnaissance d’un travail, d’un service ou d’un mérite vient se substituer à la monnaie de transition.

 

Cette invention de la monnaie de transition, de facilité demeure un progrès incontestable, elle favorise à travers les investissements, les initiatives individuelles, l’augmentation de la production, des richesses et finalement du bonheur. Sans cet apport anticipé, sans ce pari sur l’avenir nos sociétés stagneraient. C’est un coup de fouet donné à l’économie tout en mentionnant que cette monnaie de facilité est accordée pour un investissement, après étude minutieuse du dossier et avec l’assurance de la rentabilité. Monnaie de facilité ne signifie pas monnaie facile, monnaie de facilité n’est pas monnaie dévoyée. Il s’agit d’une aide temporaire pour accéder à la pleine propriété. On devient ainsi maître de son logement, de son usine…

 

Seul le système bancaire sous l’autorité de la Société peut généraliser cette monnaie de transition, de facilité en sachant qu’il n’y aura jamais prise d’intérêt et que la monnaie remise sera détruite.

 

En arrière, c’est la Société qui, par l’intermédiaire de la banque, reconnaît un travail, un service, un mérite. On ne prête jamais à la légère, on ne prend jamais le risque de créer de la monnaie en face de rien, d’où la nécessaire obligation d’évaluer avec soin toutes les demandes. C’est toujours le travail qui crée richesse d’abord et tire ensuite la monnaie à l’existence. Une nation possède la richesse produite par ses ressortissants et pour cela elle n’a pas besoin d’or. C’est la valeur d’échange d’une monnaie qui fait sa force, sa capacité à se procurer des biens, ce n’est jamais la quantité d’or dormant dans les caves de ses banques.

Je reprends mes publications après un long silence en revenant sur des thèmes pour les préciser. Ici je veux mettre en évidence la nécessité d'effacer des comptes bancaires la deuxième monnaie de remboursement pour éviter l'inflation.

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