La société et les services de santé. (suite 21 )

Publié le par jacques Brethé

La société et les services de santé. (suite 21 )

 

                        En adhérant au pacte monétaire, en acceptant toutes ses conséquences, on opte aussi indirectement pour un pacte social, un pacte de solidarité et d'entraide. Ainsi tous les risques de la vie concernant l'existence, les accidents, les maladies, les handicaps sont assurés par la société et personne n'aura besoin de provisionner. C'est la société en effet qui organise tout le système de la santé et des soins, qui le finance et qui rémunère depuis la construction et l'entretien des hôpitaux jusqu'à tout le personnel nécessaire, c'est elle qui reconnaît les services rendus par le médecin, le chirurgien, l'infirmier. Il n'y a rien à ajouter. Ce sera pour tous la gratuité apparente des soins, il n'y aura aucune différence de traitement d'un patient à l'autre. Chacun a droit aux services de santé comme il a droit à un logement, à des revenus, à un travail, à une éducation. Ce droit suppose et exige l'accomplissement scrupuleux de ses devoirs. La seule obligation demandée, c'est d'accomplir son travail, c'est lui qui produit les richesses réparties sur tous. On ne ponctionnera plus sur votre salaire, vous n'aurez plus à provisionner puisque votre médecin est déjà pris en charge par la société, il n'aura plus rien à vous demander s'il est conventionné.

 

                        A la base de tout l'édifice, il y a le pacte conclu avec tous qui stipule le strict respect de la stabilité des prix en approvisionnant suffisamment le marché. C'est la règle d'or. Chacun a sa place exécutant sa tâche et remettant le produit ou le service à la société. Je donne à tous mais je reçois de tous, la monnaie servant de lien. C'est reconnaître aussi qu'en pratiquant le juste prix, on élimine le souci du bénéfice, de la rentabilité, de l'enrichissement. Dès qu'on prône l'augmentation du niveau de vie après avoir atteint le nécessaire en flattant la vanité, on entre dans un processus de destruction des ressources, de surexploitation de la nature. Réduire les appétits de consommation des produits tirés de la nature extérieure devient un commandement impératif. A l'augmentation du niveau de vie au-delà du nécessaire, il faut préférer l'augmentation de la qualité de vie. Satisfaire nos appétits de culture, de partage, de communication ne peut que nous grandir et ne nuit en rien à l'univers. C'est un choix de société, une discipline exigeante à acquérir. "Aux bedaines bien pleines et rebondissantes, disait l'irrévérencieux Acéroplus à Suinam, tu préfères des têtes bien faites, équilibrées et sereines"

 

                        Si les soins sont gratuits les médicaments prescrits par le personnel médical le sont aussi. Là encore la société fournit aux pharmaciens locaux et matériels en les rémunérant ainsi que toute leur équipe. Les pharmaciens indépendants passeront convention avec la société pour déterminer les prix de vente des médicaments reconnus sur la liste officielle leur laissant entière liberté pour tout le reste comme pour tous les commerces. Il y aura toujours un équilibre à chercher et peut-être jamais atteint entre ce qui est confié à l'initiative privée et ce qui est assuré par la société.

 

 

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